Le signal discret du retour de la vie aquatique
Dès la fin de l’hiver, alors que le froid s’adoucit à peine, la grenouille rousse (Rana temporaria) sort de son hibernation.
Dans les Hauts-de-France, c’est souvent l’un des premiers signes visibles du réveil de la nature.
On la retrouve dans les mares, fossés ou zones humides, où elle vient pondre ses œufs formant de petites masses gélatineuses à la surface de l’eau.
Ces points d’eau temporaires deviennent alors de véritables zones de biodiversité : insectes aquatiques, libellules, tritons et oiseaux viennent y trouver refuge et nourriture.
La grenouille y joue un rôle essentiel en régulant les populations d’insectes tout en servant elle-même de maillon dans la chaîne alimentaire.
💧 Préserver les zones humides, c’est protéger la biodiversité
Les mares, souvent comblées ou asséchées, disparaissent peu à peu du paysage.
Pourtant, elles abritent près de 40 % de la biodiversité locale.
Créer ou préserver une petite mare dans un jardin, une école ou une entreprise, c’est offrir un refuge vital pour la faune.
La grenouille rousse nous rappelle que la biodiversité dépend aussi de l’eau, même en hiver.
Sous son air tranquille, elle incarne le cycle permanent du vivant une vie qui renaît, patiemment, dès les premiers jours de février. 🌧️

